Là-bas j'ai pu constater qu'hormis la différence de température (10° de moins), et de hauteur du sapin de Noël de la ville (150m de plus), rien ne changeait vraiment d'ici. C'est sûrement que je ne suis pas restée assez longtemps.
Les boutiques sont les mêmes, il y a un marché de Noël comme à Montpellier, où des automates en forme de Père-Noël dansent le rock pour inciter les passants à boire du vin chaud à 2 euros le verre pour se consoler de cette vision iconoclaste.
Les latino-américo-alsaciens eux boivent une boisson traditionnelle de Noël qui ressemble à du lait mais alcoolisée, et du vin du Chili, mais très bon..Et ils sourient tout le temps.
Voilà pour Noël.
Et maintenant je vais vous faire part d'une aventure extraordinaire de plus : j'ai assisté à une rencontre IRL. Que les plus de 40 ans qui me lisent cessent de me prendre pour une illuminée malgré la crise actuelle d'illuminations. Une IRL est une rencontre "In Real Life", en anglais dans le texte, entre deux ou plusieurs personnes qui ne se connaissent que par écrans interposés.
Donc, dès le lendemain de mon retour d'Alsace, me revoilà à la gare, accompagnée de mon Adorebelle qui dissimule dans son sac japonais un bonnet de Père-Noël (on peut pas y échapper, ne cherchez pas, c'est impossible). Nous attendons une autre adorebelle qui porte le même prénom mais elle des oreilles de chat (de Noël). Et moi j'attends de voir laquelle va se dégonfler question déguisement de reconnaissance.
Mauvais esprit je le maintiens, voilà que surgit de l'escalator une merveilleuse adorebelle féline, qui se jette dans les bras de mon Père-Noël à moi, et je dissimule aussitôt ma larmette d'attendrissement derrière l'appareil-photo de mon téléphone, pour envoyer un souvenir inoubliable à l'autre maman virtuelle sous forme de MMS.
C'est donc une expérience que je vous recommande chaudement. Car malgré les rumeurs persistantes véhiculées pour décourager les enfants et inquiéter les parents et provoquer des ambiances insoutenables dans les familles, les amitiés dites "virtuelles" avec moue dubitatrice sont tout aussi chaleureuses et crédibles qu'IRL.
Leur disqualification systématique est certainement un coup de la SNCF pour désengorger les halls de gare d'individus déguisés, ça fait pas propre, et éviter d'investir dans des services publics adaptés mais coûteux. Vous verrez qu'ils finiront par instaurer une IRL-taxe sur les sandwichs à 10euros des TGV.
Comme tous les gens que je rencontre, moi y compris, disent détester "les Fêtes", je ne vous souhaite rien, mais le coeur y est.